Kessera Kessera Kessera Kessera
trek en Mauritanie

Cette famille cherche un pâturage pour son troupeau.

Kessera

La nuit est moins calme que les précédentes. D'abord c'est la pulsation sourde d'un lointain Tam Tam qui rythme la nuit, quelle heure est-il ? je n'ai plus de montre depuis deux jours. Puis une chouette et enfin à l'aube des cris de chacal.
Cette journée commence par l'ascension d'une dune assez haute. Une fois à son sommet, Sidi nous apprend que les chameliers sont partis dans la nuit au mariage, hier, Brahim nous a préparé le thé en début de repas, tellement ils étaient pressés d'y aller. De retour tôt le matin, ils ont dérangé les chacals qui suivent notre méharée.

Quand en mer un voilier double un cap, vu du pont, la côte se découvre en un lent glissement. Le marin est à la fois acteur et spectateur de ce spectacle. On resent le mème sentiment ici.

Comme un port au fond d'une crique, un campement nomade entre deux dunes. La femme qui nous accueille est seule avec ses enfants, les autres adultes sont partis au mariage. Echange de cadeaux pendant que nous buvons du thé et que Sidi discute longuement avec notre hôtesse.

Avant d'arriver à notre étape, nous croisons une famille à la recherche de pâturage pour son troupeau.

L'erg Ouarane, cette dune s'étend jusqu'en Algérie, Sidi l'a traversé une fois dans sa largeur. Il lui a fallu 6 jours ! C'est à ses pieds que notre bivouac a été dressé. Il est difficile de résister à la tentation de l'escalader. Pourquoi résister ? Au sommet, le vent d'Est souffle fort et redessine inlassablement les crêtes des dunes qui se dressent à perte de vues en dégradé de jaune. Difficile de s'arracher à ce spectacle.

De retour au bivouac, nous trouvons deux chameliers en train de préparer la kessera. Ce pain est cuit à même le sable et contrairement à la viande de chèvre, aucun grain ne vient troubler sa dégustation.